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Souvenir des Jeux : les familles des athlètes au rendez-vous

Date 27-févr.-2018
Souvenir des Jeux : les familles des athlètes au rendez-vous



Si les athlètes ont pu vivre et offrir des moments mémorables au public, c’est aussi grâce au soutien indéfectible de leurs proches. Certaines familles d’athlètes ont fait le déplacement aux Jeux Olympiques d’hiver de PyeongChang 2018, car ils n’auraient loupé ce grand moment pour rien au monde. Nous avons pris place avec eux dans le public.

« Ça y est, c’est son tour ! », les yeux rivés sur l’écran, Caroline et Alex s’accrochent nerveusement à leur téléphone portable. Leur neveu, James Crawford, surnommé Jack, participe au super-G hommes sur la piste de Jeongseon. Le jeune athlète canadien de 20 ans participe pour la première fois aux Jeux olympiques d’hiver, tout comme sa sœur, Candace, qui prend part également à plusieurs épreuves de ski alpin.


Caroline (à gauche) et Alex (à droite)

« Nous avons appris leur participation il y a seulement deux semaines », explique Caroline. « Nous avons annulé plusieurs vacances, tous les rendez-vous de travail, et tout lâché pour venir les soutenir !»

Pour elles, il n’était pas question de louper l’accomplissement de tant d’années de travail. « Nous les voyons skier depuis qu’ils ont trois ans », assure Alex. Encouragés par leur famille à essayer le ski, ils n’ont jamais décroché.


La famille avant tout 


Jack Crawford

La descente ne durera malheureusement que quelques instants. Jack n’a pas terminé la course. « J’ai perdu le contrôle, c’était ma première fois aux Jeux Olympiques et je me suis emballé, heureusement j’ai d’autres compétitions », racontera-t-il un peu plus tard dans l’hôtel des athlètes en bas de la piste. 

Installé dans un canapé cosy, il est entouré de ses tantes bien sûr, mais aussi de sa mère et de son père, qui n’auraient eux non plus loupé cela pour rien au monde. « Même si je m’améliore, en général je ne regarde jamais la compétition, je suis trop nerveuse », avoue Laurel, leur mère. Lorsqu’ils étaient petits, elle était en charge de les conduire aux entraînements, de faire la cuisine et de travailler. « Aujourd’hui je distribue surtout les câlins pour les réconforter ou les féliciter », s’amuse-t-elle. 


De gauche à droite : Laurel, Angus, Pam et Rod

Laurel était la première à « deviner » que son fils était sélectionné pour les Jeux olympiques. « Vu que ce n’était pas encore officiel, je n’arrêtais pas de dire : ‘Maman, je dois te dire quelque chose d’important mais je ne peux pas te le dire…mais j’ai quelque chose à te dire, mais je n’ai pas le droit’ », se rappelle Jack avec amusement. « Je pensais qu’il s’était attiré des ennuis », poursuit Laurel en riant.

Leur père Angus, était aussi très heureux d’apprendre leur sélection. « Mais la première chose que je me suis dit c’est ‘comment je vais préparer un tel voyage en si peu de temps ‘ », confie-t-il. La famille, désormais habituée, organise toute sa vie autour des déplacements des enfants. Un bien faible sacrifice comparé à la joie de les voir accomplir leurs rêves.


Un soutien primordial




Avoir la famille près de soi est très important pour Jack et Candace. Les deux athlètes ne sont presque jamais à la maison et passent quasi tout leur temps à s’entraîner. 

« On passe notre temps loin de chez nous et à la longue, ça peut devenir déprimant, la maison nous manque », confie-t-il.  


Pour le meilleur et pour le pire

Se sentir entouré est particulièrement important lorsque les temps se font durs. « Les voir se blesser, c’est ce qu’il y a de plus dur à vivre », explique Pam Thompson. Sa fille, la Canadienne Marielle Thompson, a remporté le titre de ski cross aux Jeux Olympiques de Sotchi en 2014. Mais arriver à un tel niveau a parfois un prix. « Elle s’est blessée aux genoux, à Aspen c’était le pouce, en Allemagne l’épaule », liste Pam. 


Broderick Thompson

Ces périodes compliquées ne l’empêchent pas de venir soutenir sa fille et son fils, Broderick Thomson, participant également à plusieurs compétitions de ski alpin. « Je suis heureuse qu’ils aient trouvé une activité qu’ils aiment, c’est le principal. Et puis cela me permet de découvrir des endroits que je n’aurais jamais découvert autrement, comme la République de Corée », s’amuse-t-elle.
Pour Broderick, les avoir auprès de lui est une sorte de « récompense ». « Ils ont tellement fait pour moi, toujours à me soutenir, tout faire pour que tout se passe bien… Je ne pourrais pas faire tout ce que je fais maintenant sans eux. »

Broderick a l’air d’avoir bien retenu le conseil de son père. « Je lui dit depuis qu’il est petit ‘sois toujours reconnaissant et humble’ », assure Rod Thompson. 

Avec un tel soutien, les athlètes peuvent avancer en confiance vers leur prochain objectif. Les deux familles se préparent déjà pour les prochains Jeux Olympiques d’hiver, Pékin 2022.