Le décalage horaire, l’adversaire silencieux


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Bien que les athlètes de haut niveau soient habitués à repousser leurs limites, aucun n’est immunisé face aux inconvénients que peut causer le décalage horaire.

Pour la skieuse de fond norvégienne Birgit Skarstein, un vol d’Oslo en Norvège jusqu’à Séoul en République de Corée dure une dizaine d’heures. Néanmoins, son temps total de déplacement équivaut à 28 heures. Ceci inclut le réveil, pour ainsi être à l’aéroport trois heures à l’avance, la gestion de l’équipement et des bagages, ainsi que le voyage de trois heures en autobus de Séoul jusqu’à PyeongChang pour ainsi participer aux Jeux Paralympiques d’hiver de 2018, qui commençaient le 9 mars.

Arrivée au Village Paralympique à 16 :30, Skarstein aurait pu dormir dès son arrivée, mais elle s’est forcée de rester éveillée jusqu’à 21 :30. L’athlète de 29 ans ne voulait pas ainsi laisser le décalage horaire empiéter sur sa performance aux Jeux.

« Je m’entraîne en vue des Jeux de PyeongChang depuis ceux de Sotchi en 2014. », confie la skieuse de fond. « Tout le monde a des petites douleurs quelques jours avant que le début des compétitions. Beaucoup ressentent encore les effets du décalage horaire, mais on se prépare en se relaxant. J’aime d’ailleurs le calme qui règne avant que tout commence. »


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Skarstein a démontré une grande forme ces derniers temps, notamment en décrochant le Globe de cristal de la saison 2017-18 en Coupe du monde. Étant sa troisième participation totale à des Jeux paralympiques (Elle a participé aux Jeux d’été de Rio en 2016 en aviron), les Jeux d’hiver de PyeongChang demeurent sa meilleure chance d’obtenir une première médaille paralympique. Avec la grande expérience qu’elle a pu obtenir à travers sa carrière, Birgit Skarstein a développé ses propres méthodes pour gérer le décalage horaire.

« Nous commençons à nous coucher plus tôt et nous réveiller plus tôt quelques jours à l’avance. » dit-elle. « Nous changeons également de routine pour l’alimentation; il faut manger davantage de protéines le matin et davantage de glucides en après-midi et en soirée. On doit aussi avoir différentes heures de repas pour que le corps soit capable d’être en phase avec le fuseau horaire et régénère adéquatement son énergie. »

Amber Donaldson, le directeur médical de l’équipe paralympique américaine, pense aussi qu’il est essentiel que les athlètes ajustent leurs heures d’alimentation et de sommeil. Une partie du travail peut d’ailleurs être effectuée pendant les vols et les trajets en autobus.

« L’Asie est un long voyage lorsqu’on part des États-Unis ou de l’Europe, d’où la majorité des athlètes sont basés », précise Donaldson. « Le tout dépend de leur provenance. »

« Si les athlètes dorment dans l’avion, il est important qu’ils le fasse dans la première moitié du parcours, pour ensuite rester éveillés dans la seconde moitié.

« Des difficultés sont également spécifiques aux athlètes paralympiques, notamment lorsqu’ils doivent sortir de leur siège. Il faut alors être encore plus attentif à ce qu’ils mangent et à ce qu’ils boivent pour qu’ils puissent maintenir un état optimal, puisqu’il s’agit d’un long vol. »

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Les meilleurs trucs pour s’endormir lorsqu'on est aux prises avec le décalage horaire, selon Birgit Skarstein

« Le matin, il faut absolument laisser la lumière du jour pénétrer notre chambre. En soirée, il faut couvrir ses yeux, ou faire en sorte qu’il n’y ait pas une grande source de lumière autour de soi. Pas d’ordinateurs, et la petite lumière de notre téléphone portable doit être éteinte au moins quelques heures avant le coucher. »

Source : paralympic.org

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